ISBN 9781496041920 is currently unpriced. Please contact us for pricing.
Available options are listed below:
Available options are listed below:
Chimie appliquee a l'agriculture
| AUTHOR | Chaptal, M. Jean-Antoine; Ballin, M. G-Ph; Ballin, G-Ph et al. |
| PUBLISHER | Createspace Independent Publishing Platform (02/24/2014) |
| PRODUCT TYPE | Paperback (Paperback) |
Description
SANS l'agriculture, les hommes vivraient errans sur le globe, se disputant entre eux la d pouille des animaux et quelques fruits sauvages: on ne conna trait ni soci t ni patrie. En multipliant les subsistances, l'agriculture a permis aux habitans de la terre de se r unir pour se pr ter des secours mutuels: tandis que les uns travaillent le sol pour le forcer produire, les autres cultivent les arts qui fournissent la soci t les produits industriels dont elle a besoin. C'est ainsi que, par des changes et des communications r ciproques, furent cr s le commerce et la civilisation. Si le s jour des cit s, la vie s dentaire et la pratique de plusieurs arts, amollissent et nervent une portion de l'esp ce humaine, l'agriculture conserve la population des campagnes dans un tat de force, de sant et de bonnes moeurs, qui r pare sans cesse la partie d g n r e de la soci t ; et ce n'est pas l un de ses moindres bienfaits. Chez toutes les nations, l'agriculture est la source la plus pure de la prosp rit publique: plac es sous des climats diff rens, leurs productions et la culture varient l'infini; mais le commerce r partit les produits, et chaque peuple est ainsi appel jouir de tous les fruits de la terre. Ces changes respectifs ont li les nations entre elles, les ont rendues d pendantes les unes des autres, et ont fait p n trer par-tout les lumi res et l'industrie. L'agriculteur est donc au premier rang parmi les hommes: par quelle fatalit son tat a-t-il t constamment, en France, mis rable et avili Ceux m me dont il nourrissait le luxe et la mollesse, l'ont souvent r duit envier le sort des animaux qu'il associait ses travaux: les corv es, la d me, les droits f odaux, ne lui laissaient pour sa subsistance que les plus vils produits de ses cultures; il arrosait la terre de ses sueurs et les fruits taient pour autrui.
Show More
Product Format
Product Details
ISBN-13:
9781496041920
ISBN-10:
1496041925
Binding:
Paperback or Softback (Trade Paperback (Us))
Content Language:
French
More Product Details
Page Count:
214
Carton Quantity:
18
Product Dimensions:
8.50 x 0.45 x 11.02 inches
Weight:
1.12 pound(s)
Country of Origin:
US
Subject Information
BISAC Categories
Nature | Ecology
Descriptions, Reviews, Etc.
publisher marketing
SANS l'agriculture, les hommes vivraient errans sur le globe, se disputant entre eux la d pouille des animaux et quelques fruits sauvages: on ne conna trait ni soci t ni patrie. En multipliant les subsistances, l'agriculture a permis aux habitans de la terre de se r unir pour se pr ter des secours mutuels: tandis que les uns travaillent le sol pour le forcer produire, les autres cultivent les arts qui fournissent la soci t les produits industriels dont elle a besoin. C'est ainsi que, par des changes et des communications r ciproques, furent cr s le commerce et la civilisation. Si le s jour des cit s, la vie s dentaire et la pratique de plusieurs arts, amollissent et nervent une portion de l'esp ce humaine, l'agriculture conserve la population des campagnes dans un tat de force, de sant et de bonnes moeurs, qui r pare sans cesse la partie d g n r e de la soci t ; et ce n'est pas l un de ses moindres bienfaits. Chez toutes les nations, l'agriculture est la source la plus pure de la prosp rit publique: plac es sous des climats diff rens, leurs productions et la culture varient l'infini; mais le commerce r partit les produits, et chaque peuple est ainsi appel jouir de tous les fruits de la terre. Ces changes respectifs ont li les nations entre elles, les ont rendues d pendantes les unes des autres, et ont fait p n trer par-tout les lumi res et l'industrie. L'agriculteur est donc au premier rang parmi les hommes: par quelle fatalit son tat a-t-il t constamment, en France, mis rable et avili Ceux m me dont il nourrissait le luxe et la mollesse, l'ont souvent r duit envier le sort des animaux qu'il associait ses travaux: les corv es, la d me, les droits f odaux, ne lui laissaient pour sa subsistance que les plus vils produits de ses cultures; il arrosait la terre de ses sueurs et les fruits taient pour autrui.
Show More
