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La querelle des rites en Chine ou l'échec du christianisme occidental dans l'empire du milieu: Hommage à Matteo Ricci

AUTHOR Okanga Foe, Julienne Lolita; Bela Foe, Alice Suza; Bella Mendounga, Annick Ginelle
PUBLISHER Independently Published (05/13/2025)
PRODUCT TYPE Paperback (Paperback)

Description
Les européens qui, jusqu'alors, avaient fait la partition du monde et s'étaient donnés les moyens pour leur expansion, se retrouvent devant une civilisation antique qui, bien qu'ouverte et hospitalière, ne se laisse pas dicter des leçons. Sur ce plan, les chinois regardent l'avancée expansionniste des occidentaux, et plus précisément des portugais, comme un essai de pénétration qui risque de s'achever en conquête et en domination, comme ce fut le cas sur les côtes d'Afrique, des Indes et à Malaca. La mission commence en Chine en 1289 avec les missionnaires franciscains. Elle a comme pionnier Jean de Monte-Corvino, qui est envoyé par le pape Nicolas IV, avec des lettres au souverain mongol. Sous l'initiative du pape Clément V, il est rejoint en 1308, par des confrères franciscains. Malheureusement, en 1368, leur travail est balayé par la dynastie Ming. Bien que le pape Alexandre VI confie en 1493 l'Orient et l'Extrême-Orient aux portugais, il y aura comme un vide de près de deux siècles. C'est après cette traversée de désert que la Compagnie de Jésus renoue les relations entre européens et chinois, avec une approche qui va trancher vis-à-vis de celle de ses devanciers. La querelle des rites qui, au premier abord, semble être théologique, vire très rapidement à un choc culturel. Le comportement sage et avisé des jésuites dans ce qui, progressivement, est devenu une controverse, participera au travers de Matteo Ricci à la véritable rencontre entre l'Orient et l'Occident.
La controverse au sujet des rites chinois tourne d'abord autour de l'appellation de Dieu. Avec la prudence qui aurait dû être requise pour pareille entreprise, il y'a lieu de s'interroger si les missionnaires occidentaux avaient tant à s'occuper de la question de l'appellation de Dieu en chinois, eux qui, compte tenu de leurs limites, ne maîtrisaient ni la langue, ni le génie du parler chinois. Malheureusement, leur agitation aboutira à la constitution Ex illa die de Clément XI du 19 mars 1715 qui décide que T'ien-tchou et no Chang-ti est la seule expression chinoise susceptible d'exprimer correctement l'idée de Dieu. A ce problème fondamental s'ajoutent d'autres us et coutumes chinois qui n'ont pas finalement été compris par la position officielle adoptée par la majorité des missionnaires soutenue par les autorités vaticanes: les rites aux parents défunts, les génuflexions et les inclinaisons de tête devant la tablette de l'empereur, de même que les génuflexions devant la tablette de Confucius considéré comme un dieu par les chinois. Ce que ces missionnaires ignorent, c'est la notoriété et la sacralité de Confucius dans la société chinoise. Le respect que les chinois témoignent à Confucius à travers sa tablette qu'ils vénèrent, date de fort longtemps. La vénération dont il est l'objet a pour point de départ le respect intime que professent pour lui les lettrés chinois. Ils l'appellent en effet " Roi sans royaume", reconnaissant par là la mission souveraine que ce Maître tient de la Providence. Les empereurs vont attester cette reconnaissance publique en autorisant des pèlerinages sur la tombe de Confucius et en octroyant des titres nobiliaires au chef de famille chargé du culte patrimonial du Maître.
L'interdiction pour les catholiques chinois de pratiquer les rites en l'honneur de Confucius et des défunts a seulement été levée en 1939 par Pie XII. Dans la mouvance du Concile Vatican II, Jean-Paul II, dans le message du 24 octobre 2001 et Benoît XVI, dans son message du 18 mai 2009 ont affirmé la légitimité de la méthode missionnaire de Ricci.
Somme toute, la religion ayant été en plusieurs endroits du globe, un prétexte colonial occidental, selon la formule de Bismarck qui convoqua la conférence de Berlin (1884-1885) pour partager l'Afrique entre occidentaux: " Christianisierung gleich zivilisierung der Eigeborenen", la Chine restée fe
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Product Format
Product Details
ISBN-13: 9798282602562
Binding: Paperback or Softback (Trade Paperback (Us))
Content Language: French
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Page Count: 32
Carton Quantity: 256
Product Dimensions: 6.00 x 0.07 x 9.00 inches
Weight: 0.13 pound(s)
Country of Origin: US
Subject Information
BISAC Categories
History | General
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Les européens qui, jusqu'alors, avaient fait la partition du monde et s'étaient donnés les moyens pour leur expansion, se retrouvent devant une civilisation antique qui, bien qu'ouverte et hospitalière, ne se laisse pas dicter des leçons. Sur ce plan, les chinois regardent l'avancée expansionniste des occidentaux, et plus précisément des portugais, comme un essai de pénétration qui risque de s'achever en conquête et en domination, comme ce fut le cas sur les côtes d'Afrique, des Indes et à Malaca. La mission commence en Chine en 1289 avec les missionnaires franciscains. Elle a comme pionnier Jean de Monte-Corvino, qui est envoyé par le pape Nicolas IV, avec des lettres au souverain mongol. Sous l'initiative du pape Clément V, il est rejoint en 1308, par des confrères franciscains. Malheureusement, en 1368, leur travail est balayé par la dynastie Ming. Bien que le pape Alexandre VI confie en 1493 l'Orient et l'Extrême-Orient aux portugais, il y aura comme un vide de près de deux siècles. C'est après cette traversée de désert que la Compagnie de Jésus renoue les relations entre européens et chinois, avec une approche qui va trancher vis-à-vis de celle de ses devanciers. La querelle des rites qui, au premier abord, semble être théologique, vire très rapidement à un choc culturel. Le comportement sage et avisé des jésuites dans ce qui, progressivement, est devenu une controverse, participera au travers de Matteo Ricci à la véritable rencontre entre l'Orient et l'Occident.
La controverse au sujet des rites chinois tourne d'abord autour de l'appellation de Dieu. Avec la prudence qui aurait dû être requise pour pareille entreprise, il y'a lieu de s'interroger si les missionnaires occidentaux avaient tant à s'occuper de la question de l'appellation de Dieu en chinois, eux qui, compte tenu de leurs limites, ne maîtrisaient ni la langue, ni le génie du parler chinois. Malheureusement, leur agitation aboutira à la constitution Ex illa die de Clément XI du 19 mars 1715 qui décide que T'ien-tchou et no Chang-ti est la seule expression chinoise susceptible d'exprimer correctement l'idée de Dieu. A ce problème fondamental s'ajoutent d'autres us et coutumes chinois qui n'ont pas finalement été compris par la position officielle adoptée par la majorité des missionnaires soutenue par les autorités vaticanes: les rites aux parents défunts, les génuflexions et les inclinaisons de tête devant la tablette de l'empereur, de même que les génuflexions devant la tablette de Confucius considéré comme un dieu par les chinois. Ce que ces missionnaires ignorent, c'est la notoriété et la sacralité de Confucius dans la société chinoise. Le respect que les chinois témoignent à Confucius à travers sa tablette qu'ils vénèrent, date de fort longtemps. La vénération dont il est l'objet a pour point de départ le respect intime que professent pour lui les lettrés chinois. Ils l'appellent en effet " Roi sans royaume", reconnaissant par là la mission souveraine que ce Maître tient de la Providence. Les empereurs vont attester cette reconnaissance publique en autorisant des pèlerinages sur la tombe de Confucius et en octroyant des titres nobiliaires au chef de famille chargé du culte patrimonial du Maître.
L'interdiction pour les catholiques chinois de pratiquer les rites en l'honneur de Confucius et des défunts a seulement été levée en 1939 par Pie XII. Dans la mouvance du Concile Vatican II, Jean-Paul II, dans le message du 24 octobre 2001 et Benoît XVI, dans son message du 18 mai 2009 ont affirmé la légitimité de la méthode missionnaire de Ricci.
Somme toute, la religion ayant été en plusieurs endroits du globe, un prétexte colonial occidental, selon la formule de Bismarck qui convoqua la conférence de Berlin (1884-1885) pour partager l'Afrique entre occidentaux: " Christianisierung gleich zivilisierung der Eigeborenen", la Chine restée fe
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