Écrits controversés
| AUTHOR | Cline, Louis Ferdinand |
| PUBLISHER | Omnia Veritas Ltd (01/21/2018) |
| PRODUCT TYPE | Hardcover (Hardcover) |
La position de l'homme au milieu de son fatras de lois, de coutumes, de dsirs, d'instincts nous, refouls, est devenue si prilleuse, si artificielle, si arbitraire, si tragique et si grotesque en mme temps, que jamais la littrature ne fut si facile concevoir qu' prsent, mais aussi plus difficile supporter. Nous sommes environns de pays entiers d'abrutis anaphylactiques, le moindre choc les prcipite dans des convulsions meurtrires n'en plus finir.
Nous voici parvenus au but de vingt sicles de haute civilisation et cependant aucun rgime ne rsisterait deux mois de vrit. Je veux dire la socit marxiste aussi bien que nos socits bourgeoises et fascistes.
L'homme ne peut persister en effet dans aucune de ces formes sociales, entirement brutales, toutes masochistes, sans la violence d'un mensonge permanent et de plus en plus massif, rpt frntique ''totalitaire'' comme on l'intitule.
Les gueulements dictatoriaux vont partout prsent la rencontre des hants alimentaires innombrables, de la monotonie des tches quotidiennes, de l'alcool, des myriades refoules, tout cela pltre dans un immense narcissisme sadico-masochiste toute issue de recherches, d'expriences et de sincrit sociale. On me parle beaucoup de jeunesse, le mal est plus profond que la jeunesse ! Je ne vois en fait de jeunesse qu'une mobilisation d'ardeurs apritives, sportives, automobiles, spectaculaires, mais rien de neuf. Les jeunes, pour les ides au moins, demeurent en grande majorit la trane des rats bavards, filoneux, homicides. ce propos, pour demeurer quitables, notons que la jeunesse n'existe pas au sens romantique que nous prtons encore ce mot. Ds l'ge de dix ans, le destin de l'homme me semble peu prs fix, dans ses ressorts motifs tout au moins, aprs ce temps nous n'existons plus que par d'insipides redites, de moins en moins sincres de plus en plus thtrales. Peut-tre, aprs tout, les ''civilisations'' subissent-elles le mme sort ?
La position de l'homme au milieu de son fatras de lois, de coutumes, de dsirs, d'instincts nous, refouls, est devenue si prilleuse, si artificielle, si arbitraire, si tragique et si grotesque en mme temps, que jamais la littrature ne fut si facile concevoir qu' prsent, mais aussi plus difficile supporter. Nous sommes environns de pays entiers d'abrutis anaphylactiques, le moindre choc les prcipite dans des convulsions meurtrires n'en plus finir.
Nous voici parvenus au but de vingt sicles de haute civilisation et cependant aucun rgime ne rsisterait deux mois de vrit. Je veux dire la socit marxiste aussi bien que nos socits bourgeoises et fascistes.
L'homme ne peut persister en effet dans aucune de ces formes sociales, entirement brutales, toutes masochistes, sans la violence d'un mensonge permanent et de plus en plus massif, rpt frntique ''totalitaire'' comme on l'intitule.
Les gueulements dictatoriaux vont partout prsent la rencontre des hants alimentaires innombrables, de la monotonie des tches quotidiennes, de l'alcool, des myriades refoules, tout cela pltre dans un immense narcissisme sadico-masochiste toute issue de recherches, d'expriences et de sincrit sociale. On me parle beaucoup de jeunesse, le mal est plus profond que la jeunesse ! Je ne vois en fait de jeunesse qu'une mobilisation d'ardeurs apritives, sportives, automobiles, spectaculaires, mais rien de neuf. Les jeunes, pour les ides au moins, demeurent en grande majorit la trane des rats bavards, filoneux, homicides. ce propos, pour demeurer quitables, notons que la jeunesse n'existe pas au sens romantique que nous prtons encore ce mot. Ds l'ge de dix ans, le destin de l'homme me semble peu prs fix, dans ses ressorts motifs tout au moins, aprs ce temps nous n'existons plus que par d'insipides redites, de moins en moins sincres de plus en plus thtrales. Peut-tre, aprs tout, les ''civilisations'' subissent-elles le mme sort ?
